Décoiffer le stress par la pratique du mouvement conscient!

Posted in: Articles Santé- Nov 19, 2015 Pas de commentaires

Quand on est stressé, tendu comme une corde raide on se fait dire parfois de  respirer par le nez.  Rappelons que  le stress élevé a un impact non seulement dans nos muscles , ou nos organes ,mais aussi se répercute dans nos poumons,  notre cerveau  qui se contractent.  Notre souffle devient plus court, notre diaphragme se tend.  Il faut comprendre que nos sens sont menés par notre manière de penser, qui elle est menée par le souffle, qui lui est gouverné par nos nerfs; tout un engrenage de lien qui n’est pas évident à saisir n’est-ce pas?

tree-824429_1920On sait que notre esprit agit sur notre corps sait-on qu’il agit aussi sur nos nerfs ?  Cela a un impact sur notre respiration, notre propension à bouger vite, et tout ce qui vient avec cela.  Avoir un corps tendu créé du stress bien plus que dans nos muscles ou nos organes, il en créé aussi dans  le système nerveux central du cerveau. Une solution, c’est de se détendre dans les mouvements d’extension, et d’expansion tout en ralentissant l’exécution du mouvement pour que nos muscles et nos nerfs se relâchent.  En se relâchant,  cela agit  sur  les nerfs  et les muscles qui deviennent irrigués et par rétro-action cela agit aussi sur notre cerveau. Quand notre cerveau est détendu  , nous sortons d’un trop grand focus  pour devenir plus ouvert et positif face  à la vie, avec un regard panoramique.

Les nerfs font parties de toutes  nos structures;  musculaires, fascias,  articulaires et viscérales. En allongeant , étirant , relaxant notre corps nous permettons à  nos nerfs de se relâcher , à nos poumons de  perdent de leurs duretés, à  la respiration de  s’alléger, et au  cerveau de revenir au  calme. La  pratique du mouvement conscient, soit par le yoga, le Tai Chi, Qi Qong  et autre, sont des aides concrètent pour être au rendez-vous  de sa vie. Elle  nous aide à contrôler nos désirs, à ramener nos sens à leurs justes places. De plus  s’observer dans sa respiration favorise une stabilité de notre conscience. En apprenant à apprécier notre souffle, on apprend à apprécier notre vie par le fait même. Avez-vous déjà remarqué qu’il  y a entre l’inspiration et l’expiration une pause respiratoire ,ainsi qu’à la fin de l’expiration? Ces  quatre éléments font partie d’un équilibre naturel des échanges entre oxygène et rejet de gaz carbonique qui maintiennent  la chimie du corps. Chacune des étapes sont aussi le reflet de notre rapport à  la vie .

Mais d’abord allons voir d’un peu plus près, comment ça se passe.

Notre respiration correspond à notre manière de s’ouvrir à la vie, dans son aspect changeant , imprévisible. C’est notre oui à notre potentiel que nous actualisons.   Alors que l’expiration reflète  notre capacité de lâcher-prise, d’accueillir que chacunes d’elles est  une petite mort à notre ego, et à toutes les attachements du mental qui lui ne cherche qu’à consolider ses acquis.

Bien souvent nous faisons intervenir une trop grand volonté dans ces différents étapes, ce qui vient à nuire à la fois au rythme des muscles de la cage thoracique , qui se tendent et se durcissent, dont le diaphragme qui est le muscle majeur. Vous savez c’est ce grand muscle qui participe au mouvement d’inspirer et d’expirer,  quand notre ventre se gonfle à l’inspiration et se dégonfle à l’expiration. Nous pouvons  constater  les restrictions quand on observe notre respiration; on s’aperçoit que l’on respire  que du ventre, ou que de l’espace sous les clavicules, rarement , il y a un flux constant entre le ventre , la cage thoracique et le mouvement des clavicules. De plus lorsque notre inspiration est tendue ,l’air qui entre charge notre cerveau, et nos cellules deviennent trop dilatées, donc ne peuvent plus recevoir de nouvelles informations.

Une respiration qui s’exécute dans toute son amplitude permet de masser tout le dos, ainsi que  les organes internes qui sont directement sous l’influence du mouvement du  diaphragme et de  la sangle abdominale.  Paradoxalement la respiration est susceptible  face à nos désirs de la changer ou de la manipuler. Comme notre respiration est une forme d’empreinte  et de rapport entre notre esprit et de nos préoccupations, il est prudent de s’y approcher avec  amitié pour soi-même.  Cela veut dire , ne pas vouloir la changer, mais de l’apprivoiser.  Elle peut avoir l’effet désiré contraire .En voulant qu’elle se relâche, on peut devenir plus tendu ou plus conscient de ce qui ne va pas, et être tenté de ne plus s’intéresser à elle. Il est plus facile de l’aborder quand on est détendu, soit après une pratique d’un sport, d’un moment d’une qualité de détente; massage , relaxation ou d’une pratique de yoga. Il est parfois plus prudent d’être accompagner par un thérapeute ou un professeur qualifié afin de l’aborder précisément.

Une fois plus détendu, nous avons la chance d’enregistrer  les effets positifs , ce qui permet de  s’approcher doucement d’un c0-apprentissage sur ce qu’elle révèle de nous et des pistes solutions que le corps offrent quant les conditions sont réunies.

En apprenant à apprécier le souffle, nous apprenons à apprécier la vie elle-même et peut-être de ressentir qu’à chaque respiration , il y a un cadeau la dedans; notre manière unique d’être là.

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