Au delà des gènes

Posted in: Articles Santé, Nouvelles- Nov 09, 2018 Pas de commentaires

Quel est la part de l’innée et celle de l’acquis dans notre identité, notre destin, et notre longévité?

L’identité et le destin

La vérité c’est que nous   méconnaissons à quel point «  ce que nous sommes » est influencé par des données génétiques et/ou environnementales ; par le passé, le présent ou le futur.

L’identité et le destin se crée à partir du contexte de l’expérience intérieure et extérieure qui s’anime.

L’identité devient alors le produit de la relation dynamique entre l’Individu, « ce moi  » et son environnement. De plus cette identité n’est pas posée ni acquise, elle est à la fois en recherche et en constante construction. En réalité, l’identité n’arrête pas de nous  échapper car elle est issue  d’innombrables facteurs dont nous ignorons souvent la source.

La génétique suggère depuis peu longtemps l’influence de la perception, de la conscience et de la psychologie  sur notre biologie, notre physiologie et notre hérédité. Ceci nous permet d’entrevoir la multitude de traces, au-delà des gènes, que laissent les événements de la vie et la manière dont ces traces peuvent moduler la suite de notre existence.

Génétique ou épigénétique

La science aujourd’hui réfute enfin le tout  génétique triomphant et le déterminisme pour s’intéresser à l’épigénétique, c’est-à-dire à tout ce qui peut influencer l’expression ou non de notre bagage héréditaire.

L’épigénétique se veut l’étude révolutionnaire des changements modifiant l’expression des gènes sans mutation de l’ADN. Les dernières avancées scientifiques prouvent en effet qu’il y a une marge de manœuvre pour la cellule sur son destin.

Selon Bruce Lipton, biologiste cellulaire, le secret de la vie réside non  pas dans notre génome mais dans les mécanismes de la membrane de nos cellules. Dotée de récepteurs, chaque cellule syntonise les différents signaux de l’environnement et  contrôle la lecture des gènes à l’intérieur de la cellule.

D’autres scientifiques de l’Institut Weizmann ont identifiés la cascade de processus moléculaires qui « allume » ou « éteint » des gènes spécifiques au sein de la cellule.

Entre les gènes et les caractères qu’ils expriment, il faut de ce fait supposer un niveau de régulation.

Bien que nous ne puissions pas altérer la séquence de notre ADN, nous avons définitivement un pouvoir sur les mécanismes qui activent et désactivent nos prédispositions génétiques. Ainsi nos pensées, nos émotions, nos attitudes, nos habitudes de vie, nos croyances et nos perceptions déterminent l’expression de nos gènes, en régulant notre physiologie interne. Ces expressions s’impriment en  se propageant comme une onde jusqu’au noyau de nos cellules affectant tout, incluant notre système immunitaire, notre cerveau et notre système hormonal.

Nos cellules ; expression de l’intelligence cosmique

L’ère de la  nouvelle conscience révolutionne donc la qualité de notre rapport  à la vie et nous met en face de nos choix et notre responsabilité.

Les recherches scientifiques en épigénétique soutiennent que plus nous choisissons d’être conscients dans nos pensées, nos choix et nos actions, plus nos cellules  se comportent  pour le bien de l’ensemble en communion avec la vie.

Par conséquent, nos  cellules pensent et répondent elles aussi avec conscience en régulant l’expression du génome et les nouveaux paradigmes de conscience sont garder en mémoire dans le patrimoine génétique.

Bref, nos cellules sont le reflet de l’expression de  l’intelligence cosmique au cours de milliards d’années, en tant que biologie. 

 

Les scientifiques du domaine ont aussi  récemment identifiés deux bio-marqueurs épigénétiques importants qui permettent de reprogrammer l’expression et la longévité de nos cellules. Soit, la qualité des télomères et le taux de méthylation de l’ADN  peuvent renverser le vieillissement précoce et  prévenir le développement de nombreuses maladies.

 

Télomères, les cordons de longévité

Les télomères constituent  l’extrémité des chromosomes, comme un morceau de plastique au bout d’un lacet. Ils protègent l’information encodée lors de la division cellulaire. La dimension des télomères varie selon l’âge  et semble raccourcir au cours de la vie. La science démontre une corrélation entre les maladies dégénératives et ce raccourcissement des télomères.

Certains suppléments augmentent l’activité de la télomérase, une enzyme qui  renouvelle et rallonge les télomères.

  • Vitamine B12 et acide folique méthylées réduisent le stress oxydatif et protègent l’ADN
  • Astragale, plante adaptogène riche en molécules antioxydantes activent la production de télomérase.
  • Vitamine C, E et la Curcumine préviennent les dommages aux télomères et à l’ADN

 

La mitochondrie et la méthylation

La clé de voûte de l’épigénétique ne se trouve pas dans le noyau mais dans  la mitochondrie cellulaire.  C’est grâce à la  bioénergétique mitochondriale que la cellule s’adapte à son environnement.  En  dirigeant la force vitale et la biogenèse, la sagesse mitochondriale détermine la destinée de l’être dans son  ensemble.

Selon le scientifique Enzo Nisoli de l’Université de Milan, un adulte posséderait plus de 10 million billion mitochondries, ce qui représenterait 10% du poids total du corps.

D’après  le neurologue Dr. David Perlmutter et l’anthropologue scientifique Alberto Villoldo, la mitochondrie représente  le berceau  du féminin universel,  le point d’entrée dans la dimension cachée de la vie.

On sait depuis longtemps que les mitochondries sont au cœur de notre métabolisme en gouvernant la respiration cellulaire (pulsion primordiale) et la fonction génératrice d’ATP (énergie).Mais, on ne fait que commencer à apprécier comment les dysfonctions mitochondriales peuvent être à l’origine d’un vaste répertoire de pathologies affectant à peu près tous les systèmes de notre organisme.

Actuellement les chercheurs explorent le lien entre la méthylation de la mitochondrie et les maladies telles que le lupus, le cancer, l’Alzheimer, et le Parkinson.

Enfin, la mitochondrie orchestre le mécanisme de régulation des gènes et contrôle la qualité des télomères en produisant fidèlement un bon niveau de méthylation au cours des divisions cellulaires. Et, c’est justement ce processus méthylé qui favorise le terrain biochimique en préservant la vie et qui définit comment nos gènes vont être utilisés par une cellule… ou ne pas l’être.

Toutes nos cellules font l’objet d’une méthylation pour  perpétuer la vie. Ce processus se produit probablement des milliards de fois par seconde.  La méthylation maintient la communication entre les cellules, contrôle l’inflammation, régule l’activité cérébrale, stabilise l’humeur, contribue à la détoxication du foie et gouverne le système d’antioxydants inné du corps.

Un des antioxydants les plus importants du corps est le glutathion. Le processus de méthylation dépend de la fabrication de glutathion, il est donc nécessaire d’en conserver un taux   maximal. Certains phytonutriments dont la curcumine, l’extrait de thé vert, la ptérostilbène ( bleuets) , la sulphoraphane  (brocoli) ,la N-acétylcystéine (une  protéine dont la cystéine, précurseur au gluthation) et l’acide lipoïque   participent à générer le gluthation dans la cellule.

De plus, afin d’optimiser notre capacité à « méthyler », certains choix s’imposent dans notre assiette;

Conseils pratiques

  • Légumes verts, brocoli, levure alimentaire, légumineuses (acide folique)
  • Avocat, ail, germe de blé (Vit B 6)
  • Abats bio, sardines, miso, laitages ( chèvre ou brebis), oeufs (Vit B12)
  • Quinoa, épinards, bettrave (bétaïne)
  • Noix, poisson et graines (méthionine )

 

En  conclusion, l’importance du rôle du mode de vie et de la conscience sur la santé  et l’hérédité élargit  notre perspective sur la longévité. Plus directement, ces nouvelles découvertes assurent des progrès sans précédents dans l’écriture de notre destinée humaine.

Shaamal Devi (Joanne De Grâce)

Naturopathe agrée et coach spirituelle

 

 

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